16 septembre 2026
Publié le

Cœur sauvage de l’Afrique : parcs nationaux et zones protégées de la République centrafricaine

Les cinq parcs nationaux – la colonne vertébrale du système de protection

La RCA compte actuellement cinq parcs nationaux : André Félix, Bamingui-Bangoran, Dzanga-Ndoki, Mbaéré-Bodingué et St Floris. Ensemble, ces parcs nationaux couvrent environ 32 300 km² de terres protégées, formant un vaste corridor pour la faune sauvage et une zone tampon contre la perte d’habitat.

  • Parc national André Félix – situé à l’extrême nord-est, il fait partie d’un écosystème transfrontalier.

  • Parc national Bamingui-Bangoran – une vaste mosaïque de savane et de forêts dans la région centre-nord.

  • Parc national Dzanga-Ndoki – mondialement connu pour ses clairières « bai » et ses forêts tropicales denses dans le sud-ouest.

  • Parc national de Mbaéré-Bodingué – une zone protégée plus récente qui complète le réseau dans le sud.

  • Parc national de St Floris – largement connu sous le nom de Manovo-Gounda St. Floris dans la littérature internationale ; cette zone, une mosaïque unique de savane et de forêt, est inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.

Plus que des parcs : des réserves comme bouées de sauvetage

Outre les parcs nationaux, cinq réserves de chasse (Aouk Aoukale, Nana Barya, Ouandjia-Vakaga, Yata-Ngaya, Zemongo) soutiennent les corridors de migration de la faune sauvage. Elles sont complétées par deux réserves naturelles, dont la réserve naturelle de Chinko, ainsi que par la réserve spéciale de Dzanga-Sangha, qui sert de zone tampon centrale dans le bassin de la Sangha. Ensemble, ces zones forment une mosaïque de conservation finement maillée qui s’étend de la forêt tropicale aux savanes sèches.

Pourquoi ce réseau est-il important ?

Les parcs nationaux préservent la biodiversité : la diversité des habitats permet la coexistence d’espèces de la forêt tropicale et de la savane, des éléphants de forêt aux ongulés de la savane. De vastes étendues forestières stockent le carbone et constituent un levier mondial qui ne fonctionne que dans des paysages intacts. Enfin, plusieurs de ces zones sont situées le long des frontières internationales ou font partie d’initiatives transfrontalières, ce qui est essentiel pour une protection efficace.

Perspectives

Les parcs nationaux de la République centrafricaine sont bien plus que de simples points sur une carte sur le plan écologique. Le pays recèle un ensemble de trésors naturels d’importance continentale, des forêts tropicales de la Sangha aux savanes sèches. Lorsque la gestion de la protection, le financement et la coopération régionale s’installent, une voie émerge qui peut relier la biodiversité, les avantages climatiques et le développement compatible avec la nature.

Les cinq parcs nationaux en détail

Parc national de Manovo-Gounda St. Floris (nord-est)

Le plus grand parc des savanes centrafricaines, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1988, mais malheureusement sur la liste du patrimoine mondial en péril depuis 1997. Superficie : 17 400 km² ; classé parc national en 1979. Le paysage est façonné par de vastes plaines inondables, des savanes épineuses et sèches et des forêts galeries. Les espèces historiquement répertoriées vont des girafes et des éléphants du Kordofan aux lions ; son classement comme zone importante pour la conservation des oiseaux (ZICO) souligne son importance pour les oiseaux aquatiques. Les mesures de conservation actuelles mettent l’accent sur les partenariats avec la WCS et l’UNESCO.

Parc national et réserve de biosphère de Bamingui-Bangoran (Nord)

Cette zone se distingue par son double statut : parc national (11 191 km², désigné en 1933) et, en même temps, réserve de biosphère MAB de l’UNESCO avec une zone environnante encore plus vaste (16 220 km² ; désignation MAB en 1979). Les paysages vont des savanes sèches et des forêts de feuillus aux forêts-galeries le long des fleuves Bamingui et Bangoran, un biome de transition classique à l’interface entre le Sahel et le bassin du Congo.

Parc national de Dzanga-Ndoki (sud-ouest)

Le parc forestier tropical le plus connu de la RCA : 1 143 km², créé en 1990. Célèbre pour le Dzanga Bai, une clairière ouverte et riche en minéraux où des dizaines d’éléphants de forêt se rassemblent quotidiennement, documentée par les scientifiques depuis des décennies. Dzanga-Ndoki fait partie du site trinationale de la Sangha, classé au patrimoine mondial (avec Lobéké/Cameroun et Nouabalé-Ndoki/République du Congo) et est entouré d’un complexe de protection plus vaste qui comprend la réserve spéciale de Dzanga-Sangha.

Parc national de Mbaéré-Bodingué (sud-ouest)

Un élément plus récent du réseau de protection : créé en 2007, superficie d’environ 866 km². Le parc entremêle forêt tropicale, forêt inondée de façon saisonnière et savanes entre les fleuves Mbaéré et Bodingué, créant ainsi des habitats idéaux pour les éléphants, les gorilles, les chimpanzés, les buffles et une avifaune très riche (≥ 400 espèces).

Parc national André-Félix (Nord-Est)

D’importance transfrontalière, le parc jouxte le parc national de Radom au Soudan et préserve un gradient nord-sud allant de la savane ouverte et des zones boisées à la forêt plus dense. Créé en 1960.

Balises

Partager sur les réseaux sociaux

Auteur

Pertinent pour vous

Les Chutes de Boali : là où le spectacle naturel rencontre l'histoire de l'énergie
Entre forêt tropicale, marches de granit et embruns se trouve l'un des endroits les plus saisissants de la République centrafricaine (RCA) : les chutes de Boali. La cascade sur la rivière Mbali n'est pas seulement un motif de carte postale, elle donne également son nom à un complexe énergétique qui alimente Bangui depuis les années 1950.
En savoir plus
Au cœur de l'Afrique : des images pleines de vie
Au cœur de l'Afrique : des images pleines de vie
« This Is The Central African Republic » emmène les spectateurs dans un voyage à travers un pays débordant de vitalité. La caméra capture le soleil doré sur les vastes savanes, le rythme animé des rues animées et la joie des enfants qui rient.
En savoir plus